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« Dis Patrick…, suis-je fait pour une reconversion dans le digital ? » Ep.1

Selon un sondage du groupe AEF en 2017, 9 Français sur 10 étaient insatisfaits de leur travail et souhaitaient se reconvertirPourtant, seuls 28% ont sauté le pas, prouvant là qu’une reconversion n’est jamais automatique et pose un certain nombre d’interrogations à satisfaire. 

Notre expérience a montré qu’une personne qui veut se lancer dans la reconversion se pose beaucoup de questions et a besoin d’être rassurée. Nous avons donc décidé de vous consacrer une série d’interviews avec notre cher Patrick, Directeur d’ISIKA pour vous guider dans ce projet.

Découvrez aujourd’hui le premier épisode consacré à LA question que la majorité de nos candidats se posent : Une reconversion dans le digital, pourquoi y aller ? Ce projet peut-il être fait pour moi?

  • Pourquoi va-t-on en reconversion informatique  ?  

Bien évidemment, certains y viennent, comme lors de tout projet de reconversion, dans un souhait de changement d’horizon ou tout au moins d’évolution. Un infirmier peut vouloir se reconvertir maçon… Un cadre financier peut vouloir se reconvertir boulanger… Un informaticien peut rêver devenir apiculteur et passer du bug aux abeilles … « Je veux changer parce que je ne m’épanouis pas dans mon métier. Mon métier actuel n’est pas aussi stimulant intellectuellement que je l’ambitionnais quand j’ai engagé ma formation initiale ».

Mais en fait, on vient en reconversion aux métiers du digital que très rarement par une vocation spontanée initiale. On y arrive le plus souvent par opportunisme. Guidé(e) par un « pourquoi pas moi ? J’ai des amis qui l’ont tenté et qui ont réussi et percé et qui ont l’air de s’y épanouir . Certains y ont trouvé la stabilité qui leur a permis de s’installer … ou qui sont enfin sortis de la précarité … Le marché est parait-il porteur avec des embauches immédiates à des salaires ou des carrières qui me paraissent mirobolants et que je n’atteindrais pas avant longtemps dans ma branche actuelle … »

  • Pourquoi ne veut-on pas y aller (ou le « Ah non … surtout pas l’informatique »)

Alors certains peuvent se dire, parfois avec raison, que le domaine est rébarbatif … que le monde des informaticiens ou que les informaticiens eux-mêmes manquent de fantaisie…Que les métiers du tertiaire ne sont pas épanouissants, a contrario de ceux qui disent s’y épanouir. On entend que le monde des sociétés de services informatiques est un monde (dallaaaas, ton univers impitoyaaaable ) difficile de « marchands de viande » attachés à leurs seuls résultats et non à l’épanouissement de leurs collaborateurs.

Que dire à ces personnes ? Qu’il n’y a rien d’absolument faux dans ce qu’ils énoncent : certains informaticiens manquent bien de fantaisie… Certaines entreprises de services ne brillent pas par la réputation de leurs RH et du suivi de leurs collaborateurs… Mais pas plus que dans n’importe quel domaine d’activité … Il est de l’informatique comme de tous les secteurs : il n’y a pas plus de mauvais employeurs que dans n’importe quel secteur…

Par contre, l’éventail de l’offre de postes est tellement large et les secteurs d’application tellement diversifiés, qu’il faut le faire exprès  pour ne pas arriver à trouver véritablement chaussure (entreprise) à son pied et à exercer une activité qui ait du sens : on peut ne pas vouloir travailler dans le domaine de la finance et œuvrer sur un logiciel de collecte de fonds solidaires.

  • Qui peut réussir ? Que faut-il comme compétences ? Faut-il être bon en Maths ? Bref : vais-je y arriver ?

On a des docteurs en maths qui marchent très bien en informatique et d’autres docteurs en maths qui ne marcheront pas terriblement en informatique … On a des Bac+2 en lettres qui marcheront très bien et des Bac+2 en lettres qui ne marcheront pas … des masters de droit qui feront aussi bien que des masters de biologie ou des licences en informatique…

Bref, en résumé, il faut au candidat à la reconversion informatique essentiellement des capacités de logique, d’analyse et de synthèse … de celles qu’on éprouve avec plaisir dans certains jeux d’esprit ou de déduction et que l’on mesurera au préalable par une batterie de tests. Il faut de la rigueur et du plaisir à aller au fond des choses … Il faut de la volonté et de l’opiniâtreté pour aller au bout de ce sur quoi on s’engage malgré les possibles difficultés.

La formation initiale n’est donc pas absolument prépondérante. Les histoires d’apprentissage et les parcours scolaires et universitaires des uns et des autres ne reflètent pas nécessairement les capacités réelles de ceux qui peuvent réussir et s’épanouir dans ces métiers…

La rencontre du bon prof de maths ou du mauvais prof de maths en seconde peut déclencher un goût ou un dégoût pour la matière mathématique et logique, sans que les potentiels, spontanés ou à réveiller, de logique et d’algorithmique de l’individu soient remis en cause. De purs littéraires font aussi de très belles carrières dans le domaine. Il est vrai, par contre, que promettre des postes à titre d’Ingénieur d’Etudes au bout de 6 mois de formation nous pousse à l’exigence et force nos auditeurs à un engagement absolu.

 

Et vous ? Pourquoi envisagez-vous (ou non) de vous reconvertir dans l’informatique ? Dites-le-nous en commentaire !

N’hésitez pas à nous poser également vos questions, on y répondra dans les prochains épisodes 🙂 

A la semaine prochaine !

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